Pour Optic 2000, l’interdiction de la publicité serait « un coup porté à la santé visuelle et aux commerces de centre-ville »
Partager :
Optic 2000 monte également au créneau. Pour l’enseigne, cette mesure « prive les consommateurs d’information, menace le pouvoir d’achat et fragilise les 1 200 opticiens Optic 2000 indépendants ancrés dans tous les territoires ».
Qualifiée de « mesure radicale, présentée sans concertation préalable avec la filière », cette interdiction « risque d’avoir des effets exactement inverses à ceux recherchés. En supprimant la publicité, c’est un outil d’information essentiel pour les patients qui disparaît : prix, services, garanties, innovations seront moins visibles. C’est le client qui y perd, avec une liberté de choix réduite et un pouvoir d’achat amputé ». Optic 2000 met également en avant les messages de prévention et de suivi visuel distillés dans ces campagnes, notamment pour la presbytie que pour l’épidémie de myopie.
Comme sa consœur Krys, Optic 2000 conteste l’argument d’une surconsommation induite par la publicité en mettant en avant les chiffres de l’étude Galliléo Business Consulting réalisée en septembre 2025 pour le ROF. (92 % des renouvellements répondent à un besoin visuel ou médical et 87 % des achats font suite à un examen par un professionnel de santé).
La coopérative met également en avant l’impact potentiel sur ses 1 200 opticiens indépendants, dont près de 70 % des points de vente sont implantés en centre-ville, dans un contexte où les pouvoirs publics affichent une volonté de revitalisation commerciale de ces territoires. « Ces opticiens entrepreneurs contribuent pleinement à la vie économique et sociale locale. Ils emploient, forment, animent les territoires et rendent l’accès au soin possible. » Or, la publicité participe « à la vitalité commerciale de ces magasins » qui subissent déjà « la complexité administrative, les contraintes de gestion et la pression exercée par les complémentaires santé ».
Regrettant que la charte de bonnes pratiques rédigée par le Rof ait été « ignorée », Optic 2000 pointe du doigt à nouveau « une mesure radicale » et préfère « un contrôle des pratiques et une sanction des abus. Pas à supprimer toute possibilité de publicité pour l’ensemble d’une filière ».
En conclusion, Optic 2000 demande au gouvernement :
- « de renoncer à une interdiction générale de la publicité en optique,
- d’utiliser les prochaines semaines pour engager une véritable discussion sur un dispositif d’encadrement proportionné,
- de s’appuyer sur la charte du ROF, le syndicat des opticiens, comme base de travail. »




