Pour Krys Group, « la publicité ne crée pas le besoin de voir ou d’entendre »
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Après le Rof (Rassemblement des Opticiens de France), c’est au tour de Krys Group de donner son point de vue sur le projet d’arrêté présenté aux organisations professionnelles qui prévoit d’exclure les dispositifs d’optique médicale de ceux autorisés à faire l’objet d’une publicité auprès du grand public.
Alors que le gouvernement a acté fin août un transfert de près d’1 milliard d’euros de dépenses de santé vers les complémentaires, et qu’il envisage désormais de restreindre la publicité grand public sur les dispositifs médicaux d’optique et d’audition, le groupe aux enseignes d’optique et d’audio dénonce un enchaînement de mesures pénalisant pour les Français.
Pour Patrice Camacho, secrétaire général en charge de la santé chez Krys Group, les deux mesures s’articulent en une véritable double peine pour les assurés : « D’un côté, on transfère 1 milliard d’euros de dépenses vers les complémentaires, avec pour conséquence probable des hausses de cotisations pour les Français. De l’autre, on veut restreindre leur accès à l’information et leur capacité à comparer les offres. C’est une double peine qu’aucune étude d’impact ne justifie », résume-t-il.
Pour Krys Group, le raisonnement qui sous-tend le projet de restriction publicitaire repose sur un malentendu. Dans le secteur de l’optique comme dans celui de l’audition, il rappelle que l’équipement répond d’abord à un besoin de santé identifié par un professionnel. Une interdiction de la publicité ne ferait donc pas disparaître les besoins visuels ou auditifs des Français, mais réduirait leur capacité à comparer prix, services et offres.
S’appuyant sur une étude Galliléo Business Consulting menée en septembre 2025 auprès de 3 001 porteurs de lunettes, Krys Group rappelle que 92 % déclarent renouveler leurs lunettes avant tout pour un motif visuel ou médical, et 87 % des achats font suite à un examen ayant révélé une évolution de la vue, réalisé dans neuf cas sur dix par un ophtalmologiste.
Pour Krys Group, la publicité dépasse la seule promotion commerciale : elle constitue un vecteur d’information sur les solutions disponibles, les innovations et les actions de prévention proposées par les professionnels. « Elle ne crée pas le besoin de santé. Elle permet de choisir comment y répondre », affirme la société.
Enfin, Krys Group alerte sur la rapidité avec laquelle ces mesures pourraient être mises en place, dans un calendrier « extrêmement resserré » : 20 septembre pour la fin de la concertation, fin septembre pour l’entrée en vigueur de la mesure sur la publicité (« La mesure étant prévue par arrêté, son entrée en vigueur pourrait être attendue dès la fin septembre. ») et enfin le 1er janvier prochain pour le transfert de charges vers les complémentaires.




