Interdiction de la publicité en optique : les élus s’en mêlent
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Le sénateur Cédric Chevalier attire l’attention du gouvernement sur les conséquences d’une éventuelle interdiction de la publicité pour les dispositifs d’optique médicale. Il réclame une étude d’impact avant toute décision.
Après les organisations professionnelles – Fnof, Gifo et Rof – et les enseignes, les élus entrent à leur tour dans le débat sur la publicité en optique. Dans une question écrite publiée au Journal officiel du Sénat le 17 septembre, Cédric Chevalier, sénateur de la Marne (Les Indépendants), interpelle la ministre de la Santé sur sa volonté de supprimer la dérogation dont bénéficient jusqu’ici les équipements optiques en matière de publicité.
L’élu souligne que cette orientation « suscite des interrogations quant à ses conséquences sur l’information des consommateurs, le pouvoir d’achat et la concurrence entre professionnels ». Sans remettre en cause le principe d’un encadrement de certaines pratiques commerciales, Cédric Chevalier questionne surtout la pertinence d’une interdiction générale qui pourrait « réduire la capacité des Français à comparer les prix, les offres et les équipements disponibles, alors même que l’accès aux soins optiques demeure un enjeu important ». Le parlementaire demande également au gouvernement d’évaluer précisément l’efficacité attendue de la mesure sur la maîtrise des dépenses d’optique et ses conséquences économiques pour la filière.
Il souhaite ainsi connaître le calendrier envisagé par l’exécutif, les études d’impact réalisées ou envisagées et les modalités de concertation avec les professionnels. Cédric Chevalier évoque enfin la mise en place d’une solution alternative et demande à l’exécutif s’il « entend privilégier un encadrement ciblé des pratiques commerciales plutôt qu’une interdiction générale de la publicité ».





