Interdiction de la publicité : une « mesure disproportionnée » pour Afflelou
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La possible interdiction de la publicité pour les produits optiques « priverait les Français d’un accès essentiel à l’information sur leur vue et leur audition, alors que la myopie et la perte auditive progressent fortement en France », explique le groupe Afflelou, qui s’oppose à cette mesure.
Regrettant que toute la profession ait été placée devant le fait accompli, le groupe, comme Krys et Optic 2000, s’appuie sur les données de l’étude menée en septembre 2025 par Galliléo Business Consulting auprès de 3 000 porteurs de lunettes pour le Rof, pour marteler que la publicité ne crée pas le besoin de lunettes. (92 % des porteurs interrogés déclarent renouveler leurs lunettes avant tout en raison d’un besoin visuel ou médical et 87 % des achats interviennent après l’examen d’un professionnel de santé ayant constaté une évolution de la vue.) Si elle ne crée pas la consommation de produits optiques, la publicité « reste fondamentale pour permettre aux Français de choisir leur opticien et leur audioprothésiste » et de comparer les offres et les prix.
« Réduire au silence toute une profession ne fera pas disparaître ces besoins, mais privera les Français de ce droit à l’information, et des moyens de comparer les offres, les prix et les services, dans un contexte où le pouvoir d’achat reste une préoccupation majeure. Et ce, alors même que l’on constate une inflation des prix dans l’optique et l’audition 3 fois moins forte que l’inflation générale malgré l’accélération technologique des nouveaux produits et une TVA punitive à 20 %, contrairement à la majorité des dispositifs médicaux », argumente le groupe.
Voyant dans cette interdiction une atteinte à la liberté fondamentale des opticiens de s’exprimer, le groupe Afflelou qualifie la communication de « culture fondatrice » dans sa propre histoire, ce qui lui a permis « une mission sociétale concrète : démocratiser l’accès à la santé visuelle et auditive ».
Le groupe Afflelou demande donc au gouvernement de :
- « Renoncer à une interdiction générale de la publicité en optique et en audition,
- Ouvrir une véritable concertation avec l’ensemble de la filière avant tout arbitrage,
- Faire respecter les dispositions existantes du Code de la santé publique et de la consommation,
- S’appuyer sur les dispositifs déjà̀ engagés par la profession, notamment la charte du Rassemblement des Opticiens de France de lutte contre la fraude et les pratiques commerciales abusives, dont le groupe Afflelou est signataire. »
En tant que commerçants, « les opticiens et les audioprothésistes doivent aussi pouvoir communiquer, c’est l’essence même du commerce. Ce projet revient à sacrifier tout un secteur pour corriger les pratiques frauduleuses d’une minorité. De plus, cet arrêté fait un lien inexistant entre une prétendue consommation et la publicité pour des produits prescrits. Nous restons pleinement mobilisés pour continuer à lutter contre les fraudes et les abus. Ne nous trompons pas de combat », conclut Anthony Afflelou, PDG du groupe Afflelou.





