Complémentaires santé : hausse annoncée des cotisations et disparités
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La hausse des cotisations des complémentaires est devenue un sujet récurrent de la fin d’année. 2025 n’échappe pas au phénomène.
Vieillissement de la population, croissance des remboursements en volume et en valeur, etc., les arguments avancés pour expliquer une hausse des cotisations sont nombreux. Sans parler du relèvement de + 2,05 % de la taxation sur les cotisations perçues, prévu dans le PLFSS 2026, actuellement en processus d’adoption.
À combien se chiffre cette hausse pour les contrats individuels ? Difficile à dire précisément. Pour le cabinet Facts & Figures, la progression se situera entre 2,5 et 3,5 %. Elle grimpe entre 3 et 4 % selon le comparateur Assurland.com. Le cabinet d’actuariat Addactis, quant à lui, va plus loin et la place entre 3,4 et 10 %.
Des différences selon l’âge et la région
Cette hausse annoncée ne sera pas la même pour tous les assurés. Le courtier Meilleurtaux vient de publier une étude montrant de nombreuses disparités selon les profils. « Le coût moyen d’une complémentaire santé peut varier de 35 € à plus de 360 € par mois selon l’âge, la composition du foyer et le lieu de résidence. Cette année encore, la santé pèse lourd dans le budget des ménages français », explique Samuel Bansard, directeur des activités de comparaison de Meilleurtaux, qui note en particulier que cette année « les tarifs des complémentaires santé ont atteint de nouveaux records pour les seniors ».
L’étude révèle également des disparités géographiques, avec, selon le département de résidence, une variation de 15 à 20 %. Lyon, Marseille, Nice, Paris et plus globalement les villes de région parisienne dépassent régulièrement la moyenne nationale. Les départements d’Île-de-France et le littoral méditerranéen affichent les cotisations les plus chères, quand les départements du centre et de l’ouest de la France bénéficient de prix plus faibles. « Dans la Manche, la Mayenne et la Vendée, notamment, les cotisations sont souvent inférieures d’environ 20 % à celles observées dans les grandes agglomérations », notent les rédacteurs de l’étude.






