Repérage des pathologies oculaires : le gouvernement ne prévoit pas d’élargir le rôle des opticiens, pour l’instant

Publié le 01/07/2026

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Interrogé par le député Daniel Labaronne (Indre-et-Loire, Ensemble pour la République) sur la possibilité de mobiliser davantage les opticiens-lunetiers dans le dépistage précoce de maladies comme le glaucome, le ministère de la Santé ferme, pour l’heure, la porte à une telle évolution. 

Dans sa question écrite, publiée en juillet 2025, l’élu soulignait que « l’évolution démographique, le vieillissement de la population et les difficultés d’accès aux rendez-vous en ophtalmologie dans certains territoires renforcent l’enjeu d’une détection précoce » d’affections oculaires souvent silencieuses dans leur phase initiale. Il estimait ainsi que les opticiens, grâce à leur maillage territorial, pourraient contribuer à ce repérage, notamment via la mesure non invasive de la pression intraoculaire, dans le cadre de protocoles encadrés avec les ophtalmologistes.

Dans sa réponse, publiée hier 30 juin, le gouvernement met en avant les récentes avancées observées dans la filière de santé visuelle. Il rappelle ainsi que le délai médian d’obtention d’un rendez-vous chez un ophtalmologiste est passé de 52 jours en 2018 à 38 jours en 2023, et que le bilan visuel intègre notamment la mesure de la tension oculaire. Le ministère de la Santé indique qu’il n’est pas envisagé de confier les examens du fond d’oeil aux infirmiers et qu’il lui semble préférable de « privilégier le développement des compétences des professionnels formés et spécialisés dans le champ » de la filière visuelle. 

L’exécutif évoque les dernières mesures mises en place, comme la primo-prescription et le renouvellement des équipements optiques par les orthoptistes, ou encore l’adaptation des prescriptions par les opticiens après examen de la réfraction, ainsi que la généralisation de l’expérimentation autorisant les opticiens à intervenir en Ehpad.

« Le gouvernement est attentif aux nombreuses initiatives mises en place dans la filière visuelle. Celles-ci favorisent le travail en collaboration entre les différents professionnels de santé, mais doivent également continuer à garantir la sécurité des soins. A titre d’exemple, plusieurs protocoles de coopération facilitent l’accès des patients au bilan visuel, y compris l’examen du fond de l’œil. Une évaluation de ces protocoles pourra permettre d’objectiver la nécessité et la pertinence de positionner d’autres professionnels de santé dans la filière visuelle », conclut le ministère. 

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d’Opticien Lunetier

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