Télé-expertise : une députée réclame un élargissement du rôle des opticiens

Publié le 22/06/2026

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Alors que le Conseil national de l’Ordre des médecins vient de rappeler que les opticiens ne doivent pas intervenir dans les protocoles de télé-ophtalmologie, la députée Alexandra Martin (Droite Républicaine, Alpes-Maritimes) appelle à faire évoluer le cadre réglementaire afin d’autoriser la profession à réaliser certains examens complémentaires non invasifs sous responsabilité médicale en télé-expertise. 

Dans sa question écrite au gouvernement, publiée le 16 juin, l’élue attire l’attention sur la dégradation de l’accès aux soins visuels en France, en soulignant que 55 départements sont en zone sous-dense. Ainsi, la téléexpertise ophtalmologique, déployée selon elle dans près de 2 000 établissements, aurait déjà permis à plus de 200 000 patients d’obtenir un avis médical sans délai, « apportant ainsi la preuve opérationnelle de la pertinence du modèle ». Elle regrette cependant « une distorsion manifeste dans le cadre juridique actuel », en affirmant que des opticiens réalisent déjà dans certains cabinets d’ophtalmologie des examens tels que l’OCT, la rétinophotographie, la tonométrie sans contact ou la topographie cornéenne. Ces actes, « non invasifs et automatisés », sont ensuite interprétés par un médecin, sous la responsabilité du praticien.

« Or ce même exercice, rigoureusement identique dans sa nature et ses conditions médicales, demeure dépourvu de cadre formel pour les opticiens, hors cabinet, qu’ils s’inscrivent ou non dans un parcours de télémédecine. Cette incohérence ne se justifie ni sur le plan médical, ni sur le plan juridique. L’Igas recommandait dès 2020 d’élargir le dispositif à la relation ophtalmologiste/opticien-lunetier et de définir une liste de matériels non invasifs utilisables par ces professionnels, recommandations demeurées sans traduction législative depuis plus de cinq ans », regrette Alexandra Martin.

La députée demande ainsi au gouvernement s’il envisage d’autoriser ces examens sous protocole de coopération (présentiel et distanciel). A défaut, elle préconise le lancement d’une expérimentation de cinq ans dans les territoires les plus touchés par la pénurie d’ophtalmologistes afin d’en mesurer les effets sur la qualité des soins et les délais de prise en charge.

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d’Opticien Lunetier

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