« L’encadrement de la publicité doit s’inscrire dans un ’acte II’ du 100 % santé », estime le DG d’Ecouter Voir
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Arthur Havis, directeur général d’Écouter Voir, prend position en faveur du projet d’encadrement de la publicité pour les lunettes et les aides auditives. Dans un message publié sur LinkedIn, il estime que cette évolution peut permettre de recentrer la communication des enseignes sur la santé, la prévention et l’expertise professionnelle plutôt que sur les prix et les promotions. Il demande toutefois qu’elle s’inscrive dans une réforme beaucoup plus large de la santé visuelle et auditive.
Une nouvelle voix se prononce en faveur du projet gouvernemental d’encadrement de la publicité en optique et en audiologie. Après la Fnof et, côté audio, le SDA, Arthur Havis, directeur général du réseau mutualiste Écouter Voir, apporte à son tour son soutien au principe de la réforme. « Ce que le ministère de la Santé et la direction de la Sécurité sociale nous proposent, ce n’est pas d’empêcher toute communication concernant la santé visuelle et auditive, c’est justement de nous recentrer sur les éléments essentiels : le soin, la prévention, l’expertise des professionnels opticiens et audioprothésistes, voire les différences de pratiques et de valeurs entre nos enseignes plutôt qu’une guerre des prix et des promotions », affirme le dirigeant.
Arthur Havis considère qu’une assimilation croissante de l’optique médicale et de l’audition à des marchés de biens de consommation courante pourrait, à terme, fragiliser la légitimité de leur prise en charge collective. La question du remboursement des lunettes et des aides auditives par la solidarité nationale pourrait finir par être posée, avec un risque particulier pour les patients les plus fragiles.
Le directeur général d’Ecouter Voir estime donc que les professionnels doivent « saisir la main tendue par les pouvoirs publics » mais formule quelques réserves. Arthur Havis regrette, « en soutien complet à la position portée par nos syndicats, le Synom et le Synam », que la réforme de la publicité soit envisagée isolément. « Elle doit s’inscrire dans un « acte II » du 100 % santé qui répondra aux enjeux restés orphelins de la prévention, du dépistage précoce, de la prise en charge de proximité. Nous devons également construire les outils d’un financement pérenne et responsable, au pilotage partagé. Au regard des enjeux majeurs qui se présentent à nous tous – citoyens, patients, professionnels de santé, acteurs économiques, élus et administrations -, nous réclamons la mise en place d’un grand plan de santé visuelle et auditive. Il est temps que la stratégie nationale de santé change de dimension. »





