Transferts de charges : la Mutualité Française tire la sonnette d’alarme

Publié le 24/07/2026

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À l’issue de plusieurs semaines d’échanges avec le gouvernement, la Mutualité Française a pris acte le 23 juillet des arbitrages présentés à Matignon par l’exécutif. Ces annonces prévoient le transfert, dès le 1er janvier 2027, de 1,5 à 1,7 milliard d’euros de dépenses de l’Assurance maladie obligatoire vers les complémentaires santé.

Les postes concernés incluent les soins dentaires, les dispositifs médicaux (sans plus de précisions), les transports sanitaires ainsi que certains médicaments jugés à service médical rendu faible ou modéré.

Dans son communiqué, la Mutualité Française souligne qu’une dépense de santé transférée « ne disparaît pas » : « elle continue d’être financée par les Français, directement ou au travers d’une augmentation de la cotisation de leur complémentaire santé », prévient-elle.

L’organisation pointe également le doublement du plafond annuel des franchises médicales sur les médicaments et les consultations, annoncé le même jour par la ministre Stéphanie Rist, une mesure qui pèsera en priorité sur les personnes âgées et les patients chroniques.

Éric Chenut, président de la Mutualité Française, a réagi en insistant sur la nécessité de préserver la soutenabilité du système de santé par la prévention, une meilleure organisation des parcours de soins et une amélioration de l’efficience, plutôt que par une hausse mécanique des restes à charge. Il regrette que « les mesures paramétriques annoncées reposant principalement sur des transferts de charges et une hausse de la contribution des ménages ne permettront pas de répartir équitablement les efforts attendus par le gouvernement ».

A la suite de ces annonces, la Fips (Fédération des institutions paritaires de protection sociale) a demandé « une baisse de la fiscalité afin d’éviter une hausse importante des cotisations des assurés ».

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