Marmott fluidifie et sécurise la rétrocession de montures
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Marmott est une nouvelle application mobile dédiée aux professionnels de l’optique. Elle permet aux opticiens de trouver rapidement, auprès d’un confrère, une référence indisponible dans leur propre stock, dans le cadre d’un processus simplifié qui évite les dérives.
L’application Marmott, disponible sur iOS et Android, est une plateforme de mise en relation visant à faciliter les rétrocessions unitaires de montures. Le principe est le suivant : lors de son inscription, l’opticien renseigne les marques qu’il distribue. Lorsqu’un autre membre de la communauté recherche une référence pour un client, il saisit les caractéristiques du modèle souhaité. « Tous les opticiens référencés comme distributeurs de la marque concernée reçoivent alors une notification et peuvent répondre s’ils disposent du modèle recherché », explique Jérémy Vitré, le président de Marmott. « Il s’agit de rétrocession unitaire. Il n’est pas possible de procéder à la rétrocession d’une collection complète, de manière à respecter les conditions de distribution exclusive de certaines marques. C’est réservé au dépannage », ajoute-t-il, en précisant que des outils de contrôle ont été mis en place.
La sécurité se veut un effet un pilier du dispositif : l’application est réservée aux professionnels de l’optique, chaque inscription implique une vérification de l’identité de l’opticien et de l’immatriculation du point de vente. Le fonctionnement s’adapte aux organisations internes des magasins : le propriétaire gère lui-même les autorisations d’utilisation et de paiements accordées à ses collaborateurs. La recherche d’une monture peut être déléguée, mais son achat effectif peut être réservé au dirigeant.
Par ailleurs, Marmott veut éviter toute logique spéculative. « Nous demandons que le prix proposé soit le prix d’achat de la monture. Nous ne voulons pas qu’une marge soit faite sur la transaction », souligne Jérémy Vitré.
L’application est gratuite. Son fonctionnement repose sur un système de jetons. Chaque demande publiée consomme un jeton et chaque monture proposée en génère un. Ce système « favorise la réciprocité et crée un équilibre dans la communauté ». Des jetons supplémentaires peuvent être obtenus via des parrainages ou la participation à des jeux.
En ce qui concerne le modèle économique, des frais de service de 8 euros par transaction sont facturés à l’acheteur. Environ la moitié de cette somme revient à Stripe, prestataire chargé de sécuriser les paiements. Le reste correspond à la rémunération de Marmott. Notons que le transport n’est pas pris en charge par la plateforme. Il est géré par l’opticien vendeur, qui peut bien sûr facturer des frais de livraison.
Moins de deux semaines après son lancement, Marmott rassemble déjà, selon Jérémy Vitré, plus de 205 opticiens actifs.










