Une étude met en avant la baisse de rentabilité des magasins d’optique

Publié le 13/03/2026

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Les Echos Etudes publient une enquête intitulée « Santé visuelle et optique : les modèles de marché de demain ». Ce document analyse les chiffres clés du secteur et présente notamment l’évolution de la situation financière des magasins d’optique entre 2023 et 2024, marquée par un repli du taux d’EBE, qui évalue la rentabilité.

L’étude met en exergue la croissance du marché de l’optique en citant les données de la Drees, qui évalue la consommation d’optique médicale à 8,27 milliards d’euros en 2024, soit +3,4 % sur un an (contre + 5,6 % en 2023). « La réforme du 100 % santé, la pandémie de la myopie, l’évolution technologique des verres, le vieillissement de la population qui accroit la prévalence des troubles visuels sont autant de facteurs qui expliquent cette croissance », souligne le rapport. 

Il ajoute cependant que, malgré la hausse des dépenses d’optique, le taux d’EBE (excédent brut d’exploitation) et de marge nette du secteur est en baisse, en raison notamment de l’augmentation des charges (salaires, loyers commerciaux) qui n’ont pas été intégralement répercutées sur les prix de vente.

Selon Les Echos Etudes, sur la base d’un échantillon de 581 entreprises, le chiffre d’affaires moyen par magasin a ainsi chuté de 2,6 % entre 2023 et 2024. Les frais de personnel ont, en parallèle, augmenté de 26,3 % à 26,9 % du CA. Le taux d’EBE est passé, sur la période, de 12,7 % à 12 %, et le résultat net s’est aussi replié, de 7,3 % à 6,9 %.  

L’analyse évoque par ailleurs trois possibles évolutions réglementaires susceptibles d’impacter les performances économiques des opticiens : l’allongement à 3 ans de la fréquence de renouvellement des lunettes et de leur remboursement par les Ocam (pour un niveau de correction inchangé), qui entraînerait mécaniquement une baisse du volume de renouvellement des équipements optiques pour une partie de la population ; l’interdiction de la publicité visant à limiter les incitations commerciales susceptibles de favoriser une consommation au-delà du strict cadre médical; et enfin le déremboursement de l’optique dans les contrats responsables, « en particulier sur la part prise en charge par l’Assurance maladie obligatoire (Sécurité sociale), qui pourrait réduire le pouvoir d’achat des patients et freiner les volumes de ventes ».

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d’Opticien Lunetier

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