Un début d’année timide (mais logique) pour le marché de l’optique
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En janvier 2026, les ventes des opticiens ont reculé de 2 % à un an d’intervalle, selon le baromètre réalisé mensuellement par Xerfi Specific pour le Rof. Si ce résultat tranche avec celui observé fin 2025, il n’est guère étonnant, compte tenu des facteurs ayant influencé l’activité sur cette période.
Xerfi souligne en effet que la contraction du marché observée en janvier doit être nuancée, car le mois comptait un jour ouvré de moins qu’en 2025 (malgré la présence d’un samedi supplémentaire) et a été perturbé par 10 jours de grève des médecins libéraux, ce qui a pénalisé les prescriptions (le nombre d’ordonnances traitées a chuté de 3,5 % en janvier 2026 par rapport à l’année précédente).
Tous les types de points de vente accusent une baisse : -1 % pour les chaînes, succursales et franchisés, ainsi que pour les coopératives, -3 % pour les indépendants et -5,4 % pour les mutualistes. « Sur les 12 derniers mois, la tendance est toutefois restée relativement préservée pour la plupart des circuits : seuls les indépendants se sont inscrits, à ce stade, en territoire négatif, confirmant leur plus grande sensibilité au ralentissement observé en ce début d’année », analyse Xerfi.
En ce qui concerne les prix de vente moyens, celui des verres correcteurs n’a quasiment pas évolué depuis janvier 2025 (172 € l’unité). Idem du côté des montures (81,5 €), avec une progression limitée à seulement 0,50 € sur un an. Le segment des solaires se distingue en revanche par une dynamique tarifaire soutenue : 59 € en moyenne en janvier 2025 contre 54 € en janvier 2024.







