Intervention des opticiens en Ehpad : que fait donc le gouvernement ?
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Après la sénatrice Élisabeth Doineau (Mayenne – UC), la députée Alix Fruchon critique à son tour l’inertie du ministère de la Santé quant à la généralisation, pourtant annoncée il y a longtemps, de l’expérimentation autorisant les opticiens à pratiquer des réfractions en Ehpad.
Dans une question publiée le 10 février au Journal officiel, Alix Fruchon (Indre – Droite Républicaine) rappelle que « l’accès aux soins visuels reste largement insuffisant pour les personnes âgées, dépendantes ou en situation de handicap, notamment celles qui résident en Ehpad », et que ce constat a d’ailleurs été à l’origine de l’expérimentation menée depuis janvier 2022 en Centre-Val de Loire et Normandie. « Les retours de cette expérimentation sont extrêmement positifs de la part des opticiens, des résidents, du personnel des Ehpad et des autorités publiques. 40 % des plus de 78 ans en Ehpad nécessitent une correction ou un suivi optique actif », insiste l’élue pour étayer sa requête. Elle ajoute un argument à ceux déjà présentés par ses collègues ayant déjà interpellé le gouvernement sur ce sujet, en précisant que l’objectif est « de rediriger les résidents qui en ont besoin chez l’ophtalmologiste » et que « l’opticien obtient plus facilement un rendez-vous lorsqu’il peut déjà décrire globalement l’état de santé du patient ».
Alix Fruchon demande ainsi au ministère s’il prévoit de généraliser rapidement ce protocole d’expérimentation, qui était censé s’arrêter au 31 décembre dernier. Notons que, le cas échéant, cela nécessitera de préciser les modalités de ces interventions, notamment leur rémunération, comme cela a été débattu lors du dernier congrès de la Fnof.






