Freination de la myopie : un design inédit de verre donne des résultats encourageants

Publié le 17/08/2026

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Une technologie combinant des microlentilles sur la face avant et une défocalisation asymétrique sur la face arrière, a été évaluée pendant un an chez 225 enfants. Publié le 11 août dans la revue Ophtalmology, cet essai randomisé, contrôlé et en double aveugle a été mené par des chercheurs chinois (Beijing Institute of Ophthalmology). Il montre une réduction significative de la progression de la myopie et de l’allongement axial.

Les scientifiques ont inclus 225 enfants âgés de 6 à 14 ans, présentant une myopie comprise entre –0,50 et –6,00 D. Ils ont été répartis à parts égales en 3 groupes : un nouveau verre à défocalisation composite double face (DSCD pour dual-sided composite defocus), un verre à défocalisation sur une seule surface (SSD) et un verre unifocal conventionnel (SVS). Au total, 194 enfants, soit 86,2 % des participants, ont achevé les 12 mois de suivi.

Le verre DSCD associe 2 composantes. Sa face avant comporte un réseau de microlentilles de puissance positive générant une défocalisation myopique. Sa face arrière utilise un design asphérique freeform dont la défocalisation augmente vers la périphérie et varie selon les zones supérieure, nasale et temporale. Cette asymétrie vise à tenir compte des différences naso-temporales de la réfraction périphérique de l’œil. Selon les auteurs, la combinaison des 2 surfaces pourrait aussi déplacer vers l’avant le profil de défocalisation produit par les microlentilles et renforcer le signal périphérique susceptible de freiner la croissance oculaire.

Les résultats sont nets face aux verres unifocaux. Après 12 mois, la progression moyenne de l’équivalent sphérique atteint –0,22 ± 0,37 D avec les verres DSCD, contre –0,83 ± 0,47 D avec les SVS (réduction de 73,6 %). L’allongement axial moyen est de 0,19 ± 0,14 mm dans le groupe DSCD, contre 0,42 ± 0,18 mm dans le groupe unifocal (réduction de 55,2 %).

Les conclusions de la comparaison avec le groupe SSD sont plus nuancées. La progression réfractive atteint –0,45 ± 0,43 D avec le verre à simple surface, contre –0,22 ± 0,37 D avec le DSCD. En revanche, aucune différence statistiquement significative d’allongement axial n’est observée entre les deux technologies.

Les résultats suggèrent par ailleurs une progression moindre chez les 8-12 ans, les enfants dont la longueur axiale initiale était comprise entre 24 et 25 mm, ainsi que chez ceux présentant une myopie faible. Sur le plan de la sécurité, aucun événement indésirable lié aux verres n’a été rapporté. Les 3 groupes ont également présenté une bonne adaptation et une observance élevée.

Cet essai positionne ainsi le DSCD comme une nouvelle approche prometteuse dans le contrôle de la myopie infantile. Des données à plus long terme sont cependant nécessaires pour déterminer si l’effet se maintient et préciser l’avantage clinique réel apporté par l’utilisation des 2 surfaces du verre.

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d’Opticien Lunetier

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