Le coût du travail augmente en optique, entre hausse du Smic et gel des exonérations de charges

Publié le 29/05/2026

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Au 1er juin, la revalorisation de 2,41 % du Smic entraînera mécaniquement celle des deux premiers coefficients de la grille salariale de l’optique-lunetterie. En parallèle, le gouvernement a confirmé qu’il ne renforcerait pas les allègements de cotisations patronales. 

À compter du 1er juin, le Smic horaire brut passera de 12,02 € à 12,31 €, soit 1 867,02 € bruts mensuels. Pour les salariés rémunérés au salaire minimum, cela représente un gain d’environ 35 € nets par mois. Dans la branche optique-lunetterie, les coefficients 1.1 et 1.2 voient ainsi leurs minimas conventionnels automatiquement alignés sur le nouveau niveau du Smic. 

Cette revalorisation salariale, logique dans un contexte de hausse du coût de la vie, alimente les inquiétudes des employeurs, le gouvernement ayant annoncé que les exonérations de charges patronales resteraient inchangées. 

Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a en effet confirmé le 22 mai que « l’enveloppe budgétaire des allègements fiscaux n’augmentera pas » au 1er juin. Selon lui, accroître ces dispositifs représenterait « une mesure ni ciblée, ni financée », absente du budget initial. Le ministre a toutefois précisé que ces allègements ne seraient pas réduits.

Cette décision passe mal auprès des organisations patronales, notamment de l’U2P, qui représente les artisans, commerçants et professions libérales. L’organisation dénonce une « double peine » pour les entreprises, avec une hausse mécanique des salaires d’un côté, et l’absence de compensation sur le coût du travail de l’autre.

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d’Opticien Lunetier

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