Snof : « Il faut évaluer les pratiques de renouvellements optiques non médicales »

Publié le 12/01/2024

Partager :

A l’occasion de la conférence de présentation du 130ème Congrès de la SFO (Société française d’ophtalmologie), Vincent Dedes, nouveau président du Snof (Syndicat national des ophtalmologistes de France), a réaffirmé le « besoin de transparence, d’évaluation et de régulation » dans la filière de santé visuelle.

Mettant en avant la baisse des délais de rendez-vous en ophtalmologie grâce à une meilleure organisation des cabinets et à la coopération avec les autres professionnels de la santé visuelle, Vincent Dedes souligne que « le taux de renouvellement optique en France est l’un des plus élevés au monde, quel que soit le bassin de vie du patient ». Mais, en corollaire, il juge « plus que nécessaire d’évaluer ces nouvelles pratiques de renouvellements optiques non médicales, de vérifier que les règles sont appliquées et qu’elles n’entraînent pas de retard de prise en charge de pathologies pour les patients ».

Pour le président du Snof, les différents mécanismes sont souvent mal compris par les patients et « certains acteurs profitent de ce manque de lisibilité afin de les induire en erreur ». Vincent Dedes cite, entre autres, les cabinets d’ophtalmologie sans ophtalmologistes, le détournement des protocoles de coopération ou le mésusage des téléconsultations ou des télé-expertises. Ces dernières sont dans le viseur du syndicat, qui « déplore la recrudescence des dérives orientées vers un consumérisme médical et la vente d’équipements optiques ». Dans le cas des cabines en magasin d’optique, il pointe notamment du doigt les non-délivrances de l’ordonnance afin que le « patient ne puisse pas bénéficier de son libre choix d’opticien ». Le président du Snof répète donc que la télémédecine doit être mieux réglementée. Il précise que la HAS publiera prochainement un document visant à encadrer les lieux de téléconsultations et rappelle que la LFSS 2024 conditionne la prise en charge des prescriptions à une « communication orale, en vidéotransmission ou téléphonique, entre le prescripteur et le patient ».

« Les possibilités de renouvellements optiques se complexifient à mesure qu’elles de diversifient. Aussi existe-t-il un besoin crucial d’évaluation et de et de régulation afin d’offrir un parcours de soins visuels éthiques et dans l’intérêt du patient. » Afin d’éviter un scandale comme celui des centres de santé en ophtalmologie, le syndicat « sera plus qu’attentif quant à l’application de ces référentiels et de cette nouvelle loi ».

Newsletter

Créez votre compte et recevez la newsletter quotidienne de L’OL [MAG]

S’inscrire

Écoles