Le partenariat Santéclair a représenté 113 300 € de CA par magasin en 2014

Publié le 04/02/2015

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Hier 3 février, à l’occasion de la remise des prix Santéclair 2014 du jeune opticien et du jeune optométriste*, Marianne Binst, directrice de la plateforme, a fait le point sur ses résultats 2014.

En 2014, 234 millions d’euros ont transité par le réseau optique Santéclair, contre 191 millions d’euros l’année précédente. En moyenne, le partenariat avec la plateforme a ainsi représenté, par magasin, 113 300 euros de chiffre d’affaires et 347 prises en charge. Avec l’arrivée de la mutuelle Unéo (1,5 million de bénéficiaires) au 1er janvier, l’activité a par ailleurs bondi depuis le début de l’année. « Par rapport à 2014, le nombre de demandes de tiers-payant a augmenté de 30% et dépasse plus de 5000 par jour », se réjouit Marianne Binst.

Les prix moyens des magasins accessibles sur Internet

En 2015, Santéclair enrichit Geoclair, son outil de localisation des partenaires, utilisé par 70% des bénéficiaires : ce site Internet présente désormais une fiche très détaillée de chaque magasin, indiquant notamment les tarifs moyens pratiqués sur les équipements unifocaux et multifocaux, ceux des secondes paires, les services proposés et les appréciations des clients ayant acheté dans le point de vente. La plateforme annonce également l’ouverture de la fonction « devis » sur le portail FFL (qui permet de transmettre les demandes de dispense de frais par Internet) ainsi que l’extension du périmètre des organismes acceptant la facturation électronique. Enfin, Santéclair entend dupliquer sa nouvelle approche optique à l’audio : « nous allons réaliser un appel d’offres au dernier trimestre, avec un appel d’offres auprès des fabricants en amont de celui auprès des audioprothésistes », annonce Marianne Binst.

Une avalanche législative regrettable

La directrice de Santéclair a une nouvelle fois plaidé pour un désengagement de la Sécurité sociale sur le secteur optique : « tant qu’elle sera là, les pouvoirs publics légiféreront », a-t-elle déclaré en dénonçant une mainmise croissante du législateur sur les Ocam, notamment sur le sujet des contrats responsables qui devront respecter des planchers et des plafonds de prise en charge. « Nous avons sauvé les meubles, mais la régulation par les réseaux de soins pouvait suffire », regrette Marianne Binst. Concernant l’actualité législative, elle déplore l’absence de dispositions relatives à l’optométrie dans le projet de loi Macron et se montre perplexe quant à l’amendement voté pour durcir les règles des devis : « nous n’avons jamais senti la nécessité d’améliorer les devis optiques, qui sont très précis. » Enfin, elle pointe du doigt deux éléments du projet de loi sur la santé concocté par Marisol Touraine : « le texte sur l’open data s’est transformé en texte de « closed data » sans possibilité d’accès au Sniiram (système national d’information inter-régimes de l’Assurance maladie). Quant aux dispositions sur la généralisation du tiers-payant, elles sont porteuses de menaces : le problème des clients, c’est plus le reste à charge que l’avance de frais », explique la directrice de Santéclair.

 

*Cette année, pour la première fois, les 45 candidats ont défendu leur sujet devant un jury de professionnels composé de Caroline Gautier (optométriste et gérante du magasin Point De Vue Optique), Alain Hagège (ophtalmologiste du Centre laser Victor Hugo), Jean-Paul Boubal (DG de Nidek), Nicolas Sériès (PDG de Carl Zeiss Vision France), Frédéric Poux (président du directoire d’Alain Afflelou) et Arnaud Barrère (directeur des relations complémentaires santé d’Optic 2000). Le Prix Santéclair du Jeune Opticien 2014 a été remis à Jeanne Barnier pour son travail réalisé au sein de l’entreprise Larderie Optique à Neuchâtel (Suisse) durant ses études à l’ISO de Paris 11ème. Le Prix du jeune Optométriste 2014 a été exceptionnellement décerné à deux candidats : Adélaïde Delbe pour son travail sur l’influence du syndrome de l’œil sec sur la qualité de vision et la qualité de vie et à Guillaume Royer pour son travail sur le rôle de la lutéine et de la zéaxanthine en compléments alimentaires dans la prévention de la DMLA atrophique.

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