Augmentation des salaires minima en optique : découvrez les nouvelles grilles
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Un arrêté publié au Journal officiel du 15 octobre étend l'accord du 9 juillet 2026 relatif aux salaires minima dans la branche de l'optique-lunetterie de détail. Les nouvelles grilles, qui entreront en vigueur le 1er novembre, s'imposeront à l'ensemble des entreprises relevant de la convention collective de l'optique-lunetterie.
Les minima mensuels bruts s'échelonneront désormais de 1 903 à 3 536 euros pour les collaborateurs (non diplômés du BTS) et de 2 024 à 3 859 euros pour les professionnels de santé (titulaires du BTS). Ces montants (présentés en détail dans les tableaux ci-dessous) correspondent à un emploi à temps plein, sur la base de 151,67 heures de travail par mois. Ils sont supérieurs de 4 %, voire un peu plus selon les catégories, à ceux des grilles de 2023.
Certains éléments de rémunération ne doivent pas être pris en compte pour vérifier le respect des minima conventionnels. Il s'agit des remboursements de frais, de la prime de transport, de la rémunération des heures supplémentaires ou complémentaires, des éventuelles primes de 13e mois, des sommes versées au titre de l'intéressement et de la participation, ainsi que de la prime d'ancienneté. Les employeurs doivent vérifier que la rémunération de leurs salariés atteint le nouveau minimum correspondant à leur coefficient, sans intégrer ces éléments exclus du calcul.
Ces grilles s'imposent à toutes les entreprises quelle que soit leur taille. « Au regard de la situation concurrentielle au sein de la branche, indépendante de l'effectif salarié de l'entreprise, une différence de salaires minima serait facteur de distorsion de concurrence. Il n'y a donc pas lieu de différencier les mesures prévues par le présent accord selon que l'entreprise emploie plus ou moins de 50 salariés", précise le texte.
Il a été signé, côté patronal, par la Fédération nationale des opticiens de France (Fnof) et le Rassemblement des opticiens de France (Rof), et, côté salariés, par les fédérations CFDT Services, CFE-CGC, CFTC et Unsa Commerce et Services. Conclu pour une durée indéterminée, il restera applicable jusqu'à une éventuelle modification ou dénonciation dans les conditions prévues par le Code du travail.
Dans un communiqué du 16 octobre, le Rassemblement des opticiens de France (Rof) se félicite de l'extension de cet accord, qui remplace la grille salariale issue de septembre 2023. L'organisation souligne avoir défendu, au cours des négociations, la nécessité de concilier « des avancées réelles pour les salariés » et la soutenabilité économique des entreprises. L'accord conclu « démontre que des positions initialement éloignées peuvent aboutir à des engagements communs lorsque le dialogue social est conduit avec sérieux, responsabilité et respect mutuel« . Le Rof entend par ailleurs poursuivre les travaux de branche sur l'emploi, les compétences, les classifications et l'accompagnement des personnes en situation de handicap ou de vulnérabilité.




