La vue et l’audition, « grandes oubliées » de la santé des Français (OpinionWay pour Afflelou)
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Le Groupe Afflelou a récemment dévoilé les résultats d’une étude OpinionWay réalisée fin juillet 2026 auprès de 1 017 parents d’enfants de moins de 18 ans et de 1 003 jeunes de 18 à 34 ans.
Premier enseignement : la vue et l’audition ne figurent parmi les priorités de santé que de 16 % des parents et de 15 % des jeunes. Elles se placent loin derrière l’alimentation (59 % et 56 %), le sommeil (51 % et 58 %), l’activité physique (47 % et 52 %) ou la santé mentale (41 % et 52 %). Chez les parents, elles sont même devancées par la santé bucco-dentaire (26 %) et les vaccinations (22 %).
Une lucidité sans effet sur les comportements
Le paradoxe tient à la conscience du risque : 88 % des parents et 89 % des jeunes estiment que leurs pratiques d’écoute ou d’écran pourraient abîmer leur vue ou leur audition dans les prochaines années. Les habitudes ne suivent pourtant pas. Parmi les jeunes, 91 % passent plus de deux heures devant un écran sans pause, 83 % montent le volume de leurs écouteurs dans un environnement bruyant et 76 % les gardent plusieurs heures d’affilée. Au total, 90 % d’entre eux ont déjà ressenti au moins un effet du temps d’écran sur leur vue, et autant reconnaissent au moins un comportement à risque pour leur audition.
L’audition, loin derrière
L’étude met aussi en évidence un écart entre les deux sens. Lorsqu’elle est citée comme priorité de santé, la vue l’est au moins deux fois plus souvent que l’audition (13 % contre 5 % chez les parents, 12 % contre 5 % chez les jeunes). Côté pratiques, 91 % des parents et 94 % des jeunes ont déjà fait contrôler leur vue, contre 75 % et 69 % pour leur audition. Les personnes interrogées s’estiment par ailleurs moins bien informées sur les signes d’alerte d’un trouble auditif que d’un trouble visuel, et seuls 61 % des parents et 57 % des jeunes connaissent la fréquence recommandée d’un contrôle.
Des freins toujours très présents
Les principaux freins au contrôle sont les délais d’attente (35 % des parents, 38 % des jeunes) et la difficulté à trouver un professionnel à proximité (34 % et 27 %). Le coût du contrôle (18 % et 28 %) et celui d’un éventuel équipement (12 % et 19 %) arrivent ensuite. Le budget reste bien entendu primordial : 30 % des parents et 32 % des jeunes disent avoir renoncé à un contrôle pour des raisons financières au cours des trois dernières années.
Les réponses du réseau
Face à ces constats, le Groupe Afflelou met en avant les solutions proposées dans ses points de vente. Il s’appuie d’abord sur son réseau de 424 opticiens franchisés et de 124 audioprothésistes. Plus spécifiquement en optique, il cite par exemple la téléconsultation ophtalmologique, la consultation mobile dans la région Grand Est, ou encore la nouvelle offre de freination de la myopie pour les enfants (2e paire Tchin Tchin équipée gratuitement de verres de freination à l’occasion du Mois de la Prévention).
Pour Anthony Afflelou, PDG du Groupe Afflelou : « Cette étude confirme ce que nous observons depuis longtemps sur le terrain : la vue et l’audition restent les grandes oubliées de la prévention santé, alors même que les usages numériques exposent chaque jour un peu plus les Français, et en particulier les enfants, à des risques pour leur vue et leur audition. Avec cette Rentrée de la Prévention, nous voulons apporter des réponses concrètes, du dispositif itinérant dans les zones les moins bien desservies jusqu’à la prise en charge auditive des plus jeunes, en communiquant largement pour que la prévention devienne enfin un réflexe et non un privilège. »




