Avec MiyoSmart iQ, Hoya revendique un nouveau palier dans le contrôle de la myopie

Publié le 16/06/2026

Partager :

L’efficacité de la 2e génération du verre freinateur d’Hoya a été évaluée dans le cadre d’un essai clinique randomisé contrôlé mené avec The Hong Kong Polytechnic University. Les résultats intermédiaires à 6 mois, puis les données à 12 mois indiquent une absence moyenne de progression myopique chez les enfants équipés, ainsi qu’un allongement axial inférieur ou comparable à celui observé chez des enfants emmétropes.

Par rapport au MiyoSmart d’origine, MiyoSmart iQ introduit trois évolutions principales concentrées dans la technologie TED (Triple Enhanced Design) qui s’ajoute à la technologie DIMS. La première concerne la zone centrale, réduite de 9,4 mm à 6,9 mm, afin de rapprocher les îlots de défocalisation du centre du verre et solliciter plus précocement la rétine périphérique proche, particulièrement sensible aux signaux de défocalisation myopique. La puissance de défocalisation est portée de +3,5 D à +4,5 D (pour augmenter l’intensité du signal myopique envoyé vers la rétine périphérique). Enfin, la zone de traitement est élargie de 33 mm à 41 mm, avec un nombre d’îlots de défocalisation passant de 396 à 630. Cette couverture plus étendue vise à maintenir l’effet optique même dans des conditions de regard périphérique ou avec des montures de plus grande taille. Ces ajustements reposent sur la théorie dite de la « Smart Zone », selon laquelle toutes les zones de la rétine ne répondent pas de manière identique aux signaux de défocalisation (la zone rétinienne périphérique proche joue un rôle majeur dans la régulation de la croissance oculaire).

Les données à 6 mois montrent un avantage du MiyoSmart iQ par rapport au MiyoSmart standard et aux verres unifocaux. Sur l’équivalent sphérique sous cycloplégie, les valeurs rapportées sont de -0,264 D pour les verres unifocaux, -0,097 D pour MiYOSMART et +0,136 D pour MiYOSMART iQ. Sur la longueur axiale, les progressions moyennes sont respectivement de 0,184 mm, 0,106 mm et 0,015 mm. Les données à 12 mois renforcent cette tendance. Chez les enfants âgés de 4 à 12 ans, la variation moyenne de l’équivalent sphérique est de +0,046 D dans le groupe MiyoSmart iQ, contre -0,534 D dans le groupe contrôle équipé de verres unifocaux. La variation moyenne de la longueur axiale est de 0,075 mm avec MiyoSmart iQ, contre 0,346 mm avec les verres unifocaux. Hoya traduit ces résultats par une efficacité de freination supérieure à 100 % sur l’équivalent sphérique et par une réduction marquée de l’élongation axiale.

L’analyse par âge apporte un élément supplémentaire. Chez les enfants de 4 à 6 ans, population souvent moins représentée dans les essais de contrôle myopique, MiyoSmart iQ affiche une efficacité de 65 % sur l’équivalent sphérique et de 44 % sur la longueur axiale. Chez les enfants de 7 à 12 ans, l’efficacité rapportée dépasse 100 % sur l’équivalent sphérique et atteint 94 % sur l’élongation axiale.

Hoya souligne aussi la tolérance du produit, similaire à celle des verres MiyoSmart et des unifocaux, sans différence significative relevée en termes d’acuité visuelle de loin ni de fréquence de symptômes tels que les images fantômes ou la fatigue visuelle. L’ensemble des enfants étudiés, tous âges confondus, a montré un niveau élevé de port journalier et continu du verre.

Myopie
Zeiss

Newsletter

Créez votre compte
et recevez la newsletter quotidienne
d’Opticien Lunetier

S’inscrire

Écoles