Les syndicats d’opticiens dépassent leurs clivages pour s’accorder sur la réforme de la formation
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Le Collège du Conseil national des opticiens de France (CCNOF) a réuni l’ensemble des syndicats, associations et représentants de la filière, autour d’une vision commune de l’universitarisation du diplôme d’opticien et de sa reconnaissance comme profession de santé à part entière.
Le 16 avril, le CCNOF a rassemblé la Fnof (Fédération nationale des opticiens de France), le Rof (Rassemblement des opticiens de France), le Synom (Syndicat national de l’optique mutualiste) et l’AOF (Association des optométristes de France), en soulignant une « configuration inédite », tant les divergences entre ces acteurs ont longtemps freiné les avancées collectives. Cette mobilisation s’est conclue par un accord sur la finalisation d’un référentiel d’activités et de compétences pour une réforme en profondeur de la formation, attendue de très longue date. « Plus qu’un accord technique, c’est un véritable tournant. Nous avons su dépasser les clivages pour nous unir derrière un projet majeur : avancer concrètement vers l’universitarisation de notre diplôme et redonner à l’opticien de santé toutes ses lettres de noblesse », a déclaré Philippe Majorczyk, président du CCNOF, qu’il estime « enfin reconnu sans son rôle fédérateur ».
Sur la base du travail de cette organisation, qui a duré près de 10 ans, les représentants de la profession sont convenus de passer d’un BTS à un niveau licence (avec une intégration au dispositif LMD) et de repositionner l’opticien comme un acteur de santé à part entière. « C’est un sujet attendu depuis longtemps. Et aujourd’hui, il rassemble toute la filière. Maintenant, le vrai travail commence. À nous, syndicats, de structurer ces travaux, de les traduire politiquement et techniquement, de les porter dans les ministères. Une seule ligne directrice : faire avancer concrètement la profession. Une conviction forte : ce que nous avons réussi à faire hier – travailler ensemble – est peut-être la plus grande avancée de toutes », a commenté Jean-François Porte, président du Rof, sur les réseaux sociaux. « Nous sommes à un moment charnière. Les décisions des prochains mois vont structurer durablement notre exercice et l’organisation des soins visuels », a déclaré en parallèle Thibaud Thaëron, président de l’AOF, en rappelant que la réussite passera par une mobilisation élargie de la profession.







