Ventes des opticiens : le secteur confirme sa capacité de résistance
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Selon le dernier baromètre de conjoncture publié par le Rassemblement des Opticiens de France (Rof) et réalisé avec Xerfi, l’activité des magasins n’a pas fléchi en février dernier, malgré un environnement économique peu dynamique.
Pour le marché de l’optique, le mois de février s’inscrit dans la continuité du début d’année, avec une stabilité (0 %) par rapport à février 2025. Sur 12 mois glissants, la progression est légèrement positive (+0,7 %). Ces résultats montrent la résilience du secteur dans un contexte de consommation atone (le CA du petit commerce a reculé de près de 2 % en valeur à un an d’intervalle). Une nouvelle fois, le baromètre relaie cependant des disparités importantes entre les différents circuits de distribution. Les réseaux ont affiché les meilleures performances en février (+1,5 % pour les coopératives, + 1,4 % pour l’enseigne mutualiste, +0,5 % pour les succursalistes et franchises), tandis que le CA des indépendants recule de 2,5 % en février 2026 comparé à février 2025.
Sur le plan territorial, les évolutions restent relativement homogènes. La plupart des régions enregistrent de légères baisses : -1 % dans le Centre et le Sud, – 0,5% en Île-de-France et dans le Nord-Est. Seul l’Ouest se distingue avec une progression de 2 % (cette performance est à relativiser, la région ayant connu un fort recul un an plus tôt).
Des prix stables, à l’exception du solaire
En février, le prix moyen des verres correcteurs s’est stabilisé à 91 euros, tandis que celui des montures optiques a atteint 83 euros, en légère hausse sur 1 an. « Ces faibles variations ont confirmé la relative stabilité des équipements ‘santé’, probablement favorisée par l’encadrement partiel des prix lié au 100 % santé », analyse Xerfi. En revanche, le segment des solaires afocales poursuit sa dynamique haussière : le prix moyen est passé de 54 à 59 euros en un an.
Le nombre d’ordonnances traitées recule légèrement (-0,5 % sur un an), alors même que le chiffre d’affaires se maintient. Ce décalage traduit un effet prix positif, avec un différentiel de +0,5 point en faveur du CA. Enfin, la part des renouvellements sans ordonnance est remontée à 14 % en février, après un creux en début d’année. « Malgré ce rebond, elle est restée inférieure à son niveau de février 2025, en retrait d’1 point sur 1 an », constate Xerfi.







