Le ministère de la Santé déclare “vouloir mettre de l’ordre dans la filière visuelle”

Publié le 17/02/2026

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Le Point publie aujourd’hui 17 février un article au titre éloquent : « Optique : la grande machine à cash des ordonnances ‘non conformes’ ». Il traite essentiellement des solutions de télé-expertise et de leurs potentielles dérives. Invitée à réagir à ce sujet par le magazine, la ministre de la Santé Stéphanie Rist annonce avoir mis en place un plan d’action pour éradiquer les mauvaises pratiques.

L’article du Point fait intervenir le Syndicat des ophtalmologistes, qui pointe régulièrement du doigt les solutions de télé-expertise développées en santé visuelle. Son président Vincent Dedes déclare avoir identifié 8 sociétés commerciales « qui sont clairement en dehors des clous », dont Sym Optic, contre laquelle le Snof a porté plainte pour exercice illégal de la médecine et tromperie du consommateur. Ses propos sont corroborés par Maxence Bizien, directeur exécutif de l’Association de lutte contre la fraude à l’assurance (Alfa), qui explique avoir fait constater par huissier des pratiques illégales de la part de certaines plateformes. « Parfois, elles délivrent tellement d’ordonnances que l’on se demande s’il y a de vrais ophtalmos, ou si ce sont des robots. Nous assistons à une dérive très importante dans l’optique, avec une dérive de la télé-expertise. Il faut que les pouvoirs publics tapent du poing sur la table. Le seuil d’alerte est largement atteint », affirme-t-il dans Le Point.

Le magazine a contacté la ministre de la Santé qui confirme son intérêt pour ces questions. Stéphanie Rist déclare être « pleinement consciente des dérives qui existent dans la filière visuelle de la télémédecine. Celle-ci a un rôle à jouer et peut faciliter l’accès à des médecins ophtalmologues, mais elle doit s’inscrire dans un cadre vertueux. Or certaines pratiques ne répondent pas du tout aux exigences de qualité et de pertinence ». Elle précise avoir lancé « une feuille de route en janvier pour mettre de l’ordre dans cette filière visuelle, pour diffuser les bonnes pratiques et mettre un terme aux mauvaises ».

Également interrogé par Le Point, Hugues Verdier-Davioud, président de la Fnof (Fédération nationale des opticiens de France), admet que les solutions de télé-expertise « ne sont pas toujours utilisées pour compenser le manque d’ophtalmologistes ». Il indique que son syndicat « travaille avec le Snof pour un encadrement de ces pratiques ».

L’article précise cependant que les fraudeurs sont une minorité et que « la majeure partie de la profession d’opticien n’a rien à se reprocher ».

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d’Opticien Lunetier

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