Myopie : 56 % des parents comptent sur l’opticien pour les informer
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En ce jour de rentrée scolaire, Krys Group attire l’attention sur la méconnaissance des solutions de freination de la myopie, mise en lumière par la 10e édition de son Observatoire de la vue des enfants réalisé par Ipsos.
Cette enquête réalisée auprès des parents d’enfants de 3 à 10 ans, montre que les familles sont de plus en plus confrontées aux troubles visuels de leurs enfants, mais restent encore peu informées des moyens permettant notamment de ralentir la progression de la myopie.
Près d’un parent sur deux (47 %) déclare aujourd’hui avoir un enfant suivi pour au moins un problème de vue, contre 30 % lors de la création de l’Observatoire il y a 10 ans. Chez les 3-10 ans, la myopie est le trouble le plus fréquemment cité, concernant 23 % des enfants, devant l’astigmatisme (17 %) et l’hypermétropie (15 %).
Les conséquences se font notamment sentir à l’école. 71 % des parents concernés estiment que les problèmes de vue de leur enfant entraînent des difficultés scolaires, qu’il s’agisse de lecture, de fatigue visuelle, de concentration ou encore de vision du tableau. Cette proportion a progressé de 6 points en un an.
En particulier, l’enquête révèle un important déficit d’information sur la myopie. 54 % des parents se disent mal informés sur les facteurs favorisant sa progression et 56 % sur ses conséquences à long terme. Seuls 10 % estiment être très bien informés des facteurs susceptibles d’accroître le risque de myopie chez un enfant qui n’est pas encore myope. Par ailleurs, 80 % des parents ne savent pas, ou pas précisément, qu’il existe des solutions permettant de freiner l’évolution de cette amétropie et seuls 30 % des enfants myopes équipés bénéficieraient actuellement d’une solution de freination.
L’opticien de plus en plus identifié comme interlocuteur
Dans ce contexte, l’étude souligne la place croissante de l’opticien dans l’information des familles. L’ophtalmologiste reste très largement leur premier interlocuteur, cité par 85 % des parents. Mais 56 % considèrent désormais l’opticien comme un interlocuteur privilégié pour s’informer sur les solutions de freination de la myopie, soit 5 points de plus qu’en 2025. Il arrive ainsi en 3e position parmi les professionnels cités, derrière le médecin généraliste et devant l’orthoptiste.
Cette proximité prend d’autant plus d’importance que l’accès à l’ophtalmologiste reste parfois difficile. Si 93 % des parents se déclarent satisfaits de la prise en charge proposée par ces spécialistes, 42 % indiquent rencontrer des difficultés pour obtenir un rendez-vous.
Pour Krys Group, ces résultats doivent conduire à renforcer l’information autour de la myopie infantile et de sa prise en charge. Le groupe appelle à une mobilisation de l’ensemble de la filière, en insistant notamment sur le rôle des opticiens dans la sensibilisation des familles aux bonnes habitudes visuelles et dans l’information sur les solutions existantes.




