Marché de l’optique : ralentissement en valeur, solidité des volumes (baromètre Xerfi/Rof)
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Selon le dernier baromètre de conjoncture réalisé par Xerfi pour le Rassemblement des opticiens de France, le CA des opticiens a reculé de 0,5 % en avril 2026 par rapport à avril 2025. Ce résultat doit être relativisé au regard d’une base de comparaison élevée : un an plus tôt, le secteur avait enregistré une hausse soutenue de 6 %. La tendance annuelle demeure positive, à +0,3 % sur 12 mois glissants.
Derrière cette légère contraction globale du marché se cachent des écarts importants selon les circuits de distribution. Les chaînes, succursales et franchisés affichent ainsi une progression de 1 % pour avril 2026. Les indépendants se situent dans la moyenne du marché avec une baisse de 0,5 %, tandis que les groupements coopératifs reculent de 1 %. Le réseau mutualiste Écouter Voir enregistre pour sa part une baisse plus marquée de 4,4 %.
L’activité apparaît également très contrastée selon les territoires. L’Ouest (+3 %) et le Sud (+2 %) ont bénéficié d’un mois d’avril plus favorable, probablement soutenu par de bonnes ventes de solaires grâce à une météo favorable. À l’inverse, l’Île-de-France accuse un recul significatif de 3,5 %, tandis que le Centre (-2,5 %) et le Nord-Est (-1 %) restent orientés à la baisse.
L’activité reste relativement solide en volume. Le nombre d’ordonnances traitées a en effet progressé de 0,5 % en avril 2026, alors même que le chiffre d’affaires reculait dans les mêmes proportions. Ce différentiel suggère des arbitrages plus importants sur le prix. D’ailleurs, les hausses tarifaires sont restées limitées sur les équipements. Le prix moyen des verres correcteurs n’a progressé que de 50 centimes sur un an, à 91,5 euros, tandis que celui des montures optiques a atteint 80 euros, soit une hausse de 1 euro seulement. Le prix moyen des équipements solaires non correcteurs a en revanche progressé de 3 euros sur un an, à 62 euros.








