La CNSA réaffirme l’importance de la santé visuelle pour prévenir de la perte d’autonomie

Publié le 21/05/2026

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La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a récemment publié une analyse des critères d’efficience des actions de prévention et de promotion de la santé visuelle et auditive des 60 ans et plus, assortie d’une synthèse des programmes à mener pour prévenir les déficits sensoriels.  

Ces documents rappellent que la baisse de la vision et de l’audition entraîne, avec l’âge, des répercussions importantes sur la vie quotidienne (chutes, diminution de l’autonomie fonctionnelle…). « La déficience visuelle, non corrigée, entraîne une augmentation de la mortalité, selon une corrélation dose-réponse : plus l’atteinte est sévère, plus le risque de décès est élevé. Elle constitue le facteur de risque intrinsèque le plus puissant de chutes graves chez les personnes âgées », souligne la CNSA. Comme la perte auditive, il s’agit d’un facteur de risque modifiable. Le document cite pour preuve le recul, entre 2007 et 2012, du nombre de personnes malvoyantes et non-voyantes en Europe, malgré l’augmentation de la population âgée. Par ailleurs, la concomitance des déficiences auditive et visuelle chez le même individu est de plus en plus observée chez les personnes âgées et augmente particulièrement le risque de troubles cognitifs, fréquemment associé à un isolement social. « Les mesures de prévention nécessitent une approche multidimensionnelle intégrant le dépistage et le suivi des troubles cognitifs », affirme le rapport.

La CNSA liste ainsi 5 conseils pour préserver la santé auditive et visuelle des seniors :

  • Renforcer l’information à l’aide de supports et d’outils validés et adaptés : l’interaction directe d’un professionnel avec l’usager reste le moyen le plus efficace, associée à des supports écrits, synthétiques et illustrés. En effet, l’utilisation isolée d’outils numériques (sites web ou applications) a montré peu d’efficacité pour sensibiliser aux conséquences des déficiences sensorielles et apporter conseils et orientations.
  • Promouvoir le dépistage auditif et visuel intégré à des parcours de prévention : le diagnostic et la prise en charge des troubles sensoriels doivent être réalisés le plus tôt possible, mais le dépistage seul a des effets limités s’il n’est pas intégré dans des approches holistiques. L’éducation thérapeutique est maximalement efficace dans les cinq années suivant le diagnostic de déficience sensorielle.
  • Intégrer cette prévention dans des interventions multimodales incluant les 6 domaines de la capacité intrinsèque (mobilité, audition, vue, alimentation, mémoire, psychologie) définie dans la démarche Icope (pour Integrated Care for Older People) de l’OMS. Pour les déficiences visuelles, en plus de la correction optique, les interventions doivent viser la promotion de l’activité physique, la prévention des chutes et intégrer des évaluations régulières de la fragilité du senior afin d’éviter la survenue de complications en cascade.
  • Suivre un régime alimentaire sain et équilibré : cela a montré une possible efficacité pour prévenir ou ralentir la progression des maladies neurosensorielles associées au vieillissement.
  • Lever les obstacles structurels : l’accessibilité à la fois sociale, financière et géographique est un enjeu essentiel des interventions. Les approches communautaires efficaces doivent cibler simultanément quatre niveaux : individuel, interpersonnel, communautaire et systémique.
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