Des ophtalmos plus nombreux mais toujours mal répartis
Partager :
L’édition 2026 de l’Atlas de la démographie médicale du Conseil national de l’Ordre des médecins, récemment publiée, apporte un éclairage précis sur le maillage des ophtalmologistes : les chiffres généraux témoignent d’une stabilisation mais les déséquilibres territoriaux et générationnels demeurent marqués.
Au 1er janvier 2026, la densité moyenne d’ophtalmologistes en activité régulière s’établissait à 5,94 médecins pour 100 000 habitants en France (5,89 en métropole), pour un total de 4 785 praticiens (tous types d’activités confondus). A titre de comparaison, ils étaient 4 691 en 2024, pour une densité de 5,9.

Ces données en hausse masquent une réalité contrastée selon les territoires. Ainsi, entre 2010 et 2026, beaucoup de départements ont enregistré une baisse significative, parfois supérieure à 40 % (Aveyron, dans le Cantal, Ariège, Dordogne, Creuse, Meuse, Haute-Saône…) et ils sont nombreux à afficher aujourd’hui une densité beaucoup plus faible que la moyenne nationale. A l’inverse, quelques-uns la dépassent allègrement, comme les Alpes-Maritimes (12,7), Paris (23,2) et le Territoire de Belfort (12,8).

La pyramide des âges des ophtalmologistes met par ailleurs en évidence la présence toujours importante de praticiens dans les tranches 55-69 ans, proches de la retraite. Les classes d’âge plus jeunes sont cependant bien représentées et rassurent quant au renouvellement des effectifs. Enfin, la féminisation de la profession se confirme toujours plus. Désormais, 45 % des ophtalmologistes sont des femmes.

D’un point de vue global, le Cnom se réjouit de constater que « la baisse du nombre de médecins en activité est désormais derrière nous ». Dans son décompte, ils étaient 245 847 à être en activité au 1er janvier dernier, tous modes d’exercice et spécialités confondus, soit une hausse 1,9 % sur un an. D’ici 2040, une progression de l’ordre de 40 % fait consensus.







