Un député suggère de rembourser l’orthokératologie en cas de myopie évolutive

Publié le 15/07/2025

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Marc Chavent, député UDR de l’Ain, estime que le coût de l’orthokératologie complexifie l’accès à ce traitement et interpelle le gouvernement sur la possibilité d’une prise en charge par l’AMO. 

Alors que les rapports recommandant de baisser le niveau des dépenses d’optique se multiplient, Marc Chavent s’inscrit à contre-courant et propose de rembourser les lentilles d’orthokératologie. « En effet, ces dispositifs médicaux portés la nuit pour remodeler temporairement la cornée et permettre une vision nette sans lunettes ou lentilles le jour sont reconnus pour leur efficacité dans la lutte contre la myopie évolutive », argumente l’élu, en regrettant que ces dispositifs ne bénéficient pour l’heure que « d’un remboursement extrêmement limité par l’Assurance maladie, voire inexistant dans de nombreux cas, notamment lorsque leur utilisation est préventive ou n’entre pas dans les critères actuels de prise en charge ».

Il évalue le coût moyen de ces traitements à 500 euros par an, ce qui freine leur accessibilité, notamment pour les familles modestes, « alors même que le dispositif est plébiscité par les ophtalmologistes » (selon une enquête du Snof, ces lentilles sont prescrites dans 31 % des cas de myopie évolutive).

Pour Marc Chavent, « dans un contexte d’augmentation rapide de la prévalence de la myopie chez les jeunes générations, aggravée par les usages numériques prolongés et la diminution du temps passé en extérieur, il semble urgent de revoir les modalités de soutien public à cette solution thérapeutique ». Le député, qui avait déjà interpellé le gouvernement sur l’impact financier du 100 % santé sur les lunetiers du bassin oyonnaxien, l’invite donc désormais à envisager une évolution des critères de remboursement de l’orthokératologie par la Sécurité sociale.

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d’Opticien Lunetier

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